Camille Desmoulins

12 octobre 2008

Russie

Filed under: Chrono Pays — Camille Desmoulins @ 8:46

Barberousse et Camille Desmoulins à Saint-Petersbourg ! Voici quelques clichés ramenés d’une escapade dans cette ville imposante, par son architecture et son histoire. 

Barberousse et Camille Desmoulins posant fièrement devant le palais Peterhof
et devant un vitrail à la gloire de Lénine


Statue du tsar Pierre 1er (1672-1725), fondateur de la ville de Saint-Petersbourg,
par le sculpteur français Falconet (1782)

Voici en prime une petite chronologie politique de la Russie depuis 1785 jusqu’à nos jours :

4 octobre 2008

Jumeaux et politique

Filed under: Divers,Personnages — Camille Desmoulins @ 10:33

Vous vous souvenez ? C’est avec surprise – dans un premier temps amusée – que l’Europe a découvert en 2006 que deux jumeaux, Lech et Jaroslaw Kaczynski, occupaient les postes de Président de la République et de premier ministre de Pologne.

Les frères Kaczynski 

Existe-t-il des exemples dans l’histoire française de frères jumeaux ayant chacun joué un rôle politique significatif ?

Je ne vois qu’un exemple : les (faux) jumeaux Debré, fils de Michel Debré, premier ministre du général de Gaulle. Voici un petit rappel de leurs carrières politiques :
Jean-Louis Debré (né en 1944) : proche de Jacques Chirac, plusieurs fois élu député, ministre de l’intérieur (1995-1997), président de l’Assemblée Nationale (2002-2007), président du Conseil Constitutionnel (depuis 2007). 
Bernard Debré (né en 1944) : proche d’Edouard Balladur, élu plusieurs fois député, ministre de la Coopération (1994-1995).

Si Jean-Louis est maintenant plus connu que Bernard, chirurgien de profession, ce dernier a tout de même rappelé dans un article du Monde le 18 juillet 2008 : « J’ai été maire, conseiller général, ministre avant lui » !

Bernard et Jean-Louis Debré

Sans présenter une telle double carrière politique, d’autres « couples » de jumeaux ont occupé des postes importants ou ont été influents au sein de partis politiques. Par exemple les frères Paul et Jacques Vergès : le premier a été député et sénateur, le second avocat dans de nombreux procès médiatisés et proche du parti communiste. Les frères Jacques et Bernard Attali constituent un autre exemple, puisque le premier a été conseiller spécial de Mitterrand et le second patron d’Air France.

PS1 :  Vous imaginez ?!

PS2 : petit clin d’oeil à … mon frère jumeau !

24 septembre 2008

Chrono 1898 – 1911

Filed under: Chrono France — Camille Desmoulins @ 10:06

Voici la suite des chronologies (les précédentes sont à voir ici) : aujourd’hui, 1898-1911.

Parmi les fortes personnalités de cette période, j’ai une admiration particulière pour Clemenceau (et non pas « Clémenceau »).

Curieusement, peu de personnalités revendiquent une filiation politique avec lui et, à la différence de Jaurès ou Blum par exemple, il n’est pas souvent cité dans les discours (de gauche voire de droite…).

C’est sûr, Clemenceau dérange, notamment car il n’a jamais été politiquement correct. Mais quel parcours! Médecin, journaliste, maire du fameux XVIIIème arrondissement de Paris pendant la Commune (1871), député courageux et combatif (il fait tomber de nombreux gouvernements, dont celui de Jules Ferry en 1885), dreyfusard acharné, redoutable duelliste, Président du Conseil (deux fois), Père de la Victoire lors de la première guerre mondiale, le Tigre est un animal politique comme on en compte peu dans notre histoire.    

Georges Clemenceau et son ami le peintre Claude Monet

Je vous encourage à lire l’admirable ouvrage de Jean-Noël Jeanneney, « Clemenceau, Portrait d’un homme libre » et à vous rendre au musée Clemenceau (8 rue Benjamin Franklin à Paris) : vous pourrez découvrir le petit appartement qu’il occupait jusqu’à sa mort (sa chambre est restée figée à cette date) grâce à la voix de sa petite-nièce.

Et voici en bonus une des nombreuses petites phrases de Clemenceau :
« Ne craignez jamais de vous faire des ennemis ; si vous n’en avez pas, c’est que vous n’avez rien fait. »

 

17 septembre 2008

La guillotine permanente

Filed under: Divers — Camille Desmoulins @ 6:20

Cet article est également disponible sur le blog collectif l’histgeobox (ma contribution personnelle y est encore très maigre), que je vous recommande vivement de visiter. L’objectif est, à partir d’une chanson, de donner des éléments d’explication ou de contexte liés à l’histoire et la géographie. Ecoutez et lisez par exemple Jaurès de Jacques Brel ou Le coup de Jarnac de Jean-Louis Murat (sur Mitterrand) ; vous serez certainement séduits par le concept et la réalisation !

————–

Le chant révolutionnaire « la guillotine permanente » (qui n’est pas un sommet de la culture française, il faut bien l’avouer), est interprété ici par Marc Ogeret.

En France comme à l’étranger, la guillotine est un symbole de la Révolution française. En effet, même si quelques machines avaient déjà été mises au point en Europe pour les condamnations à mort, c’est pendant la Révolution que la guillotine est inventée et surtout qu’elle devient l’unique moyen d’exécution.

Le 1er décembre 1789, le député Joseph-Ignace Guillotin [1738-1814] propose que l’Assemblée Nationale (la France est alors une monarchie parlementaire depuis juillet 1789) accepte une résolution, dont voici deux articles :
« -Article 1 : Les délits de même genre seront punis par les mêmes genres de peine, quels que soient le rang et l’état du coupable.
-Article 6 : Dans tous les cas où la loi prononcera la peine de mort contre un accusé, le supplice sera le même, quelle que soit la nature du délit dont il se sera rendu coupable. Le criminel sera décapité : il le sera par l’effet d’une simple mécanique. 
[…]  M. le Président [de l’Assemblée] suppliera le Roi de donner des ordres pour que le mode actuel de décapitation soit changé et qu’à l’avenir elle soit exécutée par l’effet d’une simple mécanique. »

Sous l’Ancien régime, les nobles « bénéficiaient » d’un régime de faveur puisqu’ils étaient décapités à l’épée (ou à la hache), ce qui, malgré certains cas qui ont nécessité plusieurs coups, était moins douloureux que les autres formes d’exécutions en vigueur (la pendaison, l’écartellement, la roue, etc).

Le texte de Guillotin (qui n’est pas encore une loi) est finalement accepté le 21 janvier 1790. Au grand regret du médecin député, son nom restera attaché à l’objet qui devait rendre l’exécution égalitaire et la plus indolore possible. Contrairement aux dires d’une légende tenace, le docteur Guillotin n’est pas le concepteur de la machine (c’est le chirurgien Louis [1732-1792]), et n’a pas été victime de « sa » machine, mais est mort d’un anthrax à l’épaule gauche, en 1814.

C’est le 3 juin 1791 que, sur proposition du député Le Pelletier Saint-Fargeau, l’article 3 du code civil stipule que « tout condamné à mort aura la tête tranchée ». Cette disposition est finalement intégrée dans le code pénal le 6 octobre 1791.

Exécution à Remiremont, 8 février 1899

Utilisée pour la première fois le 25 avril 1792, la guillotine est mal acceptée par le public, apparemment déçu de la rapidité de l’exécution et du manque de spectacle (par la suite la guillotine fut surélevée sur un échafaud pour permettre à la foule de mieux voir).
Pendant la Terreur, de septembre 1793 à juillet 1794, près de 50 guillotines sont installées en France et quelques 20 000 personnes sont exécutées.

La guillotine sera le seul moyen d’exécution civil jusqu’à la dernière exécution en France, le 10 septembre 1977, dans la prison des Baumettes à Marseille (depuis 1939 les exécutions n’étaient plus publiques).

 

9 septembre 2008

Acteurs 1895 – 1918

Filed under: Acteurs (schémas) — Camille Desmoulins @ 9:02

Ah!… C’est l’époque où les députés portaient boucs, moustaches, cannes et redingotes !

On voit sur le schéma ci-dessous que notre époque n’a pas l’exclusivité des affrontements au sein d’un même courant politique.
Au début du siècle dernier, le « Parti socialiste de France » et le « Parti socialiste français » (nuance, nuance !) étaient régulièrement en conflit. Leurs leaders respectifs, Jules Guesde et Jean Jaurès eurent régulièrement l’occasion de détailler leurs différentes visions du socialisme devant leurs militants.

      

Jules Guesde et Jean Jaurès

Le 26 novembre 1900, les deux orateurs confrontèrent leurs idées à Lille. Voici un extrait du discours de Jean Jaurès (petit clin d’oeil à Françoise de Republicae, admiratrice de Jaurès !): 

 » D’où est né, quand et comment, le dissentiment entre Guesde et moi ? Et quand je dis Guesde et moi, il est bien entendu qu’il ne s’agit pas d’une misérable querelle personnelle. Le débat, le dissentiment entre nous est bien plus noble et en même temps plus grave, puisqu’il s’agit, non pas de vieilles et odieuses rivalités dont ont parlé nos ennemis communs, mais d’un dissentiment de tactique et de méthode que nous avons le devoir de soumettre au Parti et que le Parti jugera souverainement ! Eh bien ! quand donc est né ce dissentiment ? On a dit, on a répété qu’il a pris naissance à l’entrée d’un socialiste dans un ministère bourgeois, et, en effet, cet événement a aggravé, a accusé les dissentiments de méthode qui existaient déjà et je m’expliquerai bientôt là-dessus, mais il ne l’a point créé. Le dissentiment existait déjà, il s’était déjà manifesté à propos de l’affaire Dreyfus. » 

En effet, Guesde était ouvertement opposé à l’entrée de Millerand (premier socialiste à obtenir un poste de ministre !) dans le gouvernement bourgeois de Waldeck-Rousseau en 1899, et considérait que l’affaire Dreyfus devait se régler entre bourgeois sans intervention des socialistes.  
acteurs-1895-1918-logo   

2 septembre 2008

Les vraies balles

Filed under: Citations — Camille Desmoulins @ 12:19

Le drame récent qui a coûté la vie à dix soldats français en Afghanistan a rappelé que la guerre tue, ce qu’on a parfois tendance à oublier lorsque la nation n’est pas en guerre sur son territoire et que les conflits paraissent lointains… 

Au détour d’une lecture sur de Gaulle, je vous livre une citation qui a pour cadre une conversation entre le Général et un de ses invités, lors du déjeuner qui suit une partie de chasse à Rambouillet :

-« Ah, mon Général, la chasse ! Que d’émotions !… C’est vraiment comme la guerre !
– Oui… A une différence près, cependant : à la guerre, le lapin tire. »

statue du général de Gaulle par Jean Cardot, place Clemenceau, Paris [Dominique Houcmant]

PS : citation reprise par Marcel Jullian ; n’hésitez pas à lire l’analyse de Stéphane Mantoux sur l’embuscade en Afghanistan

27 août 2008

Les amitiés révolutionnaires de Camille Desmoulins

Filed under: Personnages — Camille Desmoulins @ 11:54

… (cet article complète quelques éléments de biographie de Camille Desmoulins rassemblés ici ; si vous avez besoin d’un peu d’aide pour situer les personnes citées plus bas, n’hésitez pas à cliquer sur le schéma à droite) …

 

Certains reprochent à Camille Desmoulins une certaine inconstance dans ses amitiés politiques : d’abord proche de Mirabeau, il se tourna ensuite successivement vers Barnave, Lameth et Duport, puis Brissot et Pétion, puis Robespierre, puis Danton. On comprend alors Michelet quand il évoque « les variations du pauvre Camille »…

Et si cette soi-disant inconstance de ses relations était en fait motivée par une certaine constance des idées ?

Pour preuve :
– résolument républicain dès 1789, il s’éloigne de Mirabeau et du trimuvirat Barnave, Lameth et Duport quand ceux-ci ne veulent pas renoncer à la monarchie ;
– pacifiste, il se détourne des girondins et notamment de Brissot quand ces derniers insistent pour déclarer la guerre au roi de Bohême et de Hongrie,
– opposé à la Terreur il rompt définitivement avec Robespierre quand il celui-ci en fait un principe du gouvernement. 

Camille Desmoulins considère plutôt que d’autres ont des convictions assez versatiles. Par exemple, il adresse au député Barère la critique suivante : « Oh ! la belle chose que de n’avoir pas de principe, que de savoir prendre le vent, et qu’on est heureux d’être une girouette! Ce n’est pas la girouette qui change, c’est le vent ».

A une autre occasion, Camille écrit : « J’ai varié souvent, parce qu’il y a si peu d’hommes conséquents ; mais, je l’ai déjà dit, ce n’est pas la girouette, mais le vent qui tourne ».

L’amitié pendant la Révolution n’est pas chose facile, avec l’ombre de la guillotine qui plane…

D’ailleurs, Camille Desmoulins fait le triste constat suivant : « Une fatalité bien marquée a voulu que des 60 personnes qui ont signé mon contrat de mariage, il ne me reste que deux amis, Robespierre et Danton, tous les autres sont émigrés ou guillotinés ».

Camille Desmoulins ne le savait pas encore, mais la ronde funèbre n’était pas encore terminée.

C’est sur ordre de Robespierre, son camarade du lycée Louis-Le-Grand, son témoin de mariage, le parrain de son enfant, ainsi qu’une vingtaine d’autres membres du Comité de Salut Public et du Comité de Sûreté Générale – dont Barère cité un peu plus haut – que Camille Desmoulins sera arrêté dans la nuit du 29 au mars 1794, ainsi que Danton.

  Ordre d’arrestation de Camille Desmoulins, dans la nuit du 29 au 30 mars 1794

Sans surprise, l’accusateur public du Tribunal révolutionnaire, Fouquier-Tinville, cousin éloigné de Camille et qui avait bénéficié quelques années auparavant de l’aide de celui-ci pour trouver un emploi, l’enverra à l’échafaud le 5 avril 1794, toujours accompagné de Danton…

 

PS : merci « La Bricole » pour le scan de l’acte d’arrestation !

8 août 2008

Les vrais duels politiques

Filed under: Divers — Camille Desmoulins @ 9:35

Vous imaginez il y a deux ans un duel à l’épée entre Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin suite à l’affaire Clearstream? Ou la semaine dernière un duel au sabre entre Bernard Tapie et François Bayrou suite à l’arbitrage favorable au premier dans l’affaire du Crédit Lyonnais/Adidas?
Complètement décalé et incongru? Pourtant, il y a quelques dizaines d’années, ce genre de réglements de comptes à ce niveau n’était pas impossible!

La coutume des duels est née au Moyen-âge. Contrairement à une idée reçue, c’est après la Révolution française et la démocratisation du port des armes à tout citoyen que la pratique des duels est devenue la plus répandue. L’âge d’or des duels est en fait réparti sur deux périodes :
– de 1789 à 1840 (sauf pendant la Terreur [1793-1794] ; on ne peut pas à la fois se battre et regarder les autres se faire guillotiner…) et 
– de 1875 à 1900, notamment avec la crise boulangiste et l’affaire Dreyfus, qui ont créé de nombreuses occasions de conflits individuels.
Ainsi, la France fait figure d’exception puisque la pratique du duel est tombée en désuétude beaucoup plus tôt dans la quasi-totalité des autres pays.

Duel entre Jean Jaurès et Paul Déroulède, le 4 décembre 1904

Depuis 1789, malgré plusieurs propositions de lois présentées par des députés, le code pénal français n’a jamais traité des duels. Lorsque des cas ont été portés devant la justice, les tribunaux ont parfois prononcé des condamnations, par exemple lorsque les règles d’égalité des chances n’étaient pas respectées. Mais la pratique des duels était en quelque sorte tacitement acceptée.

Un duel doit respecter certaines règles. En 1836, le comte de Chatauvillard rédigea un code du duel, connu sous le nom du code de Chateauvillars et qui devint la référence. On y définit notamment le principe selon lequel c’est la personne offensée qui a le choix des armes, et grand nombre de points pratiques. Souvent, il était établit un procès verbal d’après rencontre pour en attester la régularité.

Duel entre Gaston Deferre et Roger Ribière en avril 1967 (dernier duel politique)

Voici quelques duels célèbres :

  • Charles Floquet/Général Boulanger – 13 juillet 1888
    Floquet est alors le Président du Conseil (= 1er ministre actuel) et le général Boulanger est un député qui a une telle popularité qu’on pense qu’il va réaliser un coup d’Etat. Floquet l’interpelle à la Chambre : “A votre âge, général Boulanger, Napoléon était mort… ». Lors du duel (à l’épée), Boulanger est blessé, à la surprise générale.
  • Georges Clemenceau/Paul Deschanel – 27 juillet 1894
    Paul Deschanel et Georges Clemenceau sont deux parlementaires lorsque suite à l’affaire du canal de Panama dans laquelle Clemenceau est soupçonné (et pour cause!), ils s’affrontent en duel à l’épée. Clemenceau en sort vainqueur puisque Deschanel est blessé au front et a la paupière droite percée. Mais il saura prendre sa revanche, quelques 25 ans plus tard puisqu’en 1920 il sera élu Président de la République par le Parlement, face à … Clemenceau.
  • Colonel Henry/Colonel Picquart – 5 mars 1898
    Les colonels Henry et Picquart sont les symboles de l’affaire Dreyfus. Henry a réalisé un faux afin d’accuser à tort Dreyfus ; après être passé aux aveux, il se suicidera dans sa cellule le 31 août 1898. Le Colonel Picquart est un des premiers dreyfusards, ce qui le conduira provisoirement en prison. Picquart sort vainqueur de leur duel à l’épée.
  • Jean Jaurès/Paul Déroulède – 4 décembre 1904 
    Jean Jaurès est le leader du parti socialiste lorsqu’il est opposé en duel à Paul Déroulède, député nationaliste. Déroulède dit à Jaurès « vous êtes le plus odieux pervertisseur de consciences qui ait jamais fait, en France, le jeu de l’étranger », suite à un article ironique de Jaurès dans son journal, l’Humanité. Leur duel, au pistolet, se solde par un match nul. Quelques années plus tard, le 31 juillet 1914, dans d’autres conditions, c’est bien un pistolet (celui de Raoul Villain) qui mettra fin à la vie de Jean Jaurès.
  • Gaston Deferre/Roger Ribière – 20 avril 1967
    En pleine chambre des Députés, Ribière, député gaulliste est traité d’« abruti » par le président du groupe socialiste et maire de Marseille, Deferre au cours d’un débat houleux. Ce dernier refuse de se rétracter puis il sort vainqueur du duel, qui est considéré comme le dernier duel politique de l’Histoire de France.

Voici quelques autres duellistes politiques célèbres : Hoche, Barnave, Lameth, Benjamin Constant, Lamartine, Thiers, Victor Hugo, Gambetta, Jules Ferry, Aristide Briand, Léon Blum.
A noter que Camille Desmoulins fut provoqué en duel en 1790 par des royalistes. Opposé au principe du duel, il déclina…

A bientôt!

28 juillet 2008

Chrono 1884 – 1897

Filed under: Chrono France — Camille Desmoulins @ 10:44

Suite de la chronologie! (pour les 7 périodes précédentes, c’est ici).

La fin du XIXème siècle est marquée par deux célèbres événements qui vont secouer la France et diviser les Français : le boulangisme et l’affaire Dreyfus. Quelques mots sur le général Boulanger se trouvent ici, et nous aurons l’occasion de revenir plus en détail sur l’affaire Dreyfus.

Pour ceux ou celles qui imaginent que la corruption est un phénomène récent, sachez que cette période a été marquée par de nombreux scandales, dont celui du canal de Panama.
Fort du projet réussi pour le canal de Suez, l’entrepreneur française Ferdinand de Lesseps créé une société en 1880 qui doit percer l’isthme de Panama, afin de relier les océans pacifique et atlantique. Le projet est rapidement miné par des retards importants (notamment à cause du décès par maladies et accidents de près de 20 000 ouvriers) et les banques perdent confiance. Ferdinand de Lesseps lance alors plusieurs soucriptions auprès du public français, en s’assurant, via paiements illicites, d’une couverture positive par la presse et de lois accomodantes votées par le Parlement. Par la suite, plus d’une centaine de parlementaires ou ministres seront soupçonnés d’avoir été corrompus, dont Freycinet, Rouvier, Floquet et Clemenceau. Finalement, la société doit déposer le bilan en 1889 avant que le projet ne soit mené à bien, entraînant la ruine des très nombreux souscripteurs. En 1893, le procès s’achève par la condamnation d’un seul homme politique, le seul à avoir avoué…

Une des conséquences de cette affaire est le renforcement d’un antisémitisme rampant puisque les deux principaux intérmédiaires, Cornélius Herz et Joseph Reinach (qui sera retrouvé mort en 1892), sont de confession juive. C’est dans ce contexte qu’éclatera en 1894 l’affaire Dreyfus.

 Obligation de 500 francs à 5% émise en 1883

22 juillet 2008

1769, Paris Plage

Filed under: Divers — Camille Desmoulins @ 11:44

Hier a été relancée l’opération annuelle « Paris-Plage », inaugurée en 2002 par la municipalité de Paris.

Opération Paris-Plage en 2004, au niveau du Pont-Neuf

Il ne faut pas croire que l’association entre Paris, la Seine et les parasols date du XXIème siècle!

En effet, un établissement a été créé dès septembre 1769 après avoir obtenu l’exclusivité de la location des parasols au niveau du Pont-Neuf. D’ailleurs, la société s’appellait « La Société des parasols du Pont-Neuf ».

Plus exactement, il s’agissait de permettre aux passants de traverser le Pont-Neuf tout en se protégeant de l’incommodation du soleil et du bronzage, particulièrement mal vu à l’époque. On trouvait donc une cahute à chaque extrémité du pont, où on prenait et rendait les parasols. La location coûtait 2 liards par personne et par traversée.

liard Louis XVI, 1782

Bonne sieste ensoleillée,

PS : pour ceux qui voudraient en savoir plus, je vous recommande l’ « Histoire du Pont-Neuf », par Edouard Fournier, 1862

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