Voici quelques extraits d’une critique du chef de l’Etat par un écrivain :
“Que peut-il ? Tout. Qu’a-t-il fait ? Rien. Avec cette pleine puissance, en huit mois un homme de génie eut changé la face de la France, de l’Europe peut-être. [...] Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète. [...]. Il aime la gloriole, [...] les paillettes, les grands mots, les grands titres, ce qui sonne, ce qui brille, toutes les verroteries du pouvoir. [...] Il a pour lui l’argent, l’agio, la banque, la Bourse, le coffre-fort. [...] Non, cet homme ne raisonne pas, il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. [...] Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve pas quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier et [...] on ne trouve au fond de l’homme et du procédé que deux choses : la ruse et l’argent.”
Détrompez-vous, il s’agit d’une critique de Louis-Napoléon Bonaparte, premier Président de la République française [1848-1852] avant de devenir Empereur [1852-1870, sous le nom de Napoléon III].
L’écrivain est Victor Hugo ; l’ouvrage est intitulé ”Napoléon le petit”.
Victor Hugo fait en effet partie du cercle restreint des écrivains qui ont joué un rôle politique significatif (voir ici un ancien article sur le sujet !).
Victor Hugo et Napoléon III par Faustin
Pour ceux qui voudraient en savoir plus, je vous invite à consuler la lettre de l’Académie consacrée aux relations entre Napoléon III et Victor Hugo (c’est ici), ou à lire “Napoléon le petit ” de Victor Hugo !
















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s “orléanistes” estiment qu’il faut aller chercher le prétendant dans les Bourbons d’Orléans, c’est à dire les descendants de Louis-Philippe, dernier roi des Français. L’actuel chef de la Maison de France serait alors 







